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Vendredi, le 16 septembre 2011
À ma première sortie sur ce lac (des Abénaquis à Sainte-Aurélie dans Chaudière-Appalaches) je ne me suis pas rendu très loin dans ses méandres que l'on voit très bien sur les images satellites, mais j'ai eu la chance d'y croiser un résidant à qui j'ai demandé jusqu'où on pouvait les remonter. C'est comme ça que le lendemain matin on est parti à deux avec la ferme intention de se rendre jusqu'au bout, jusqu'à ce fameux barrage de castors. Et on n'a pas été déçu.
Le fond de l'air était frais, surtout au milieu du lac, mais l'effort physique et la barricade des arbres cernant le ruisseau ont rapidement changé la température de notre corps. On était en pédalo, pas en canot, et parfois, le passage était juste, mais on a fini par atteindre notre but, un beau barrage d'environ trois mètres. Personne (lire castors) ne s'y occupait, et ne nous restait plus qu'à rebrousser chemin en se laissant dériver doucement par le courant vers le lac. On ne peut pas dire que l'endroit était tranquille. En région montagneuse, les bruits de la civilisation finissent toujours par se frayer un chemin, même dans les lieux que l'on croyait reculés, mais le calme y régnait quand même. Pour un instant, on s'est imaginé découvreur, explorant un Nouveau Monde. L'émotion était autre, mais on a cru pouvoir comprendre ce que les pionniers ont dû ressentir quand à chaque détour l'aventure était au rendez-vous.
Après ça, on commençait à avoir faim, alors on est rentré manger dans une maison moderne où nous attendait un chat endormi et un frigo plein.
 


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