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Lundi, le 10 février 2014
Je ne suis pas un collectionneur, j’accumule comme tout le monde, mais ce n’est pas maladif. De toute façon, j’ai déménagé trop souvent pour me permettre ce luxe. Ce qui fait que je n’ai eu que très peu d’appareils photo. Celui que je considère comme mon premier, un Minolta SRT 101, je l’empruntais de mon école à l’adolescence. Alors, tout naturellement, c’est vers Minolta que j’ai regardé quand je me suis procuré mon vrai tout premier appareil photo. La vedette de la gamme à l’époque était le XE-7, une copie du Leica R3. Je ne l’ai pas utilisé très longtemps, il me semblait fragile et il n’aimait pas beaucoup l’hiver, je le sentais partir. Par chance, la boutique de photographie du coin où je m’approvisionnais en Kodachrome venait de prendre en échange un Leica M2 avec une 50mm Summicron et une 135mm Elmarit. Sachant très bien qu’ils ne pourraient jamais repasser ça à leurs clients habituels, il me le mettait sous le nez chaque fois que je passais la porte. Alors, un jour de janvier, après que le XE-7 ait grippé quelques secondes après l’avoir sortit de sous mon manteau pour photographier un paysage par -15, j’ai pris le Leica, donnant, donnant. Ils ont rapidement vendu le Minolta, avec une garantie de 3 mois. Deux mois plus tard, le Minolta a rendu l’âme... et j’ai toujours le Leica.
Mais un vieux Leica quand on a vingt ans, ça n’impressionne pas les filles, et comme il était déjà une pièce de musée, je souhaitais quelque chose de plus moderne. Il était temps d’être consciencieux et de me procurer quelque chose de solide. Comme à l’époque Canon n’était bon que pour les touristes et autres photographes de mariages, que Leica était (et est toujours) hors de ma portée, je me suis tourné vers Nikon, et le FE avec une 24mm (que j’ai revendu des années plus tard pour des billets aller-retour pour Paris) et un zoom 70-200. Je l’ai utilisé pendant plus de 20 ans sans jamais le moindre problème, et avec cette image, il m’a même fait gagner un boîtier FM (rapidement revendu).
Aujourd’hui, en numérique, j’ai un Nikon D300 qui après six ans est obsolète depuis trois, et le polyvalent Sony Nex 5 avec lequel j’utilise mes optiques Nikon, anciennes comme nouvelles, et celles du Leica.
Mais bientôt, le Nikon FE qui se morfondait dans le noir dans le fond d’un tiroir, va reprendre du service. Un jeune collègue, parce que n’ayant connu que le numérique s’intéresse à l’analogique, va lui faire voir d’autres paysages. Je suis bien content pour lui, pour eux.
 


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