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Lundi, le 3 mars 2014
En réaction aux excès des manipulations numériques, surtout quand il est question de la figure humaine, on en est arrivé à l’idée de portraits «intègre» en photographie (les Anglo-saxons utilisent l’expression honest portraits). Ça me fait rire (ce qui n’est qu’une figure de style, en fait, il n’y a que les sourcils qui bougent de manière dubitative), parce que, vraiment, tout ça est hautement subjectif. Est-on honnête avec nous même quand on se regarde dans le miroir le matin, avec l’être aimé, nos ami(e)s et collègues. Dès qu’il y a interaction, notre perception change, on passe de l’inconscient au réfléchi et comme disait l’autre, plus rien n’est pareil.
J’ai un filleul qui est trisomique, quand je le vois, en personne ou en image, je ne vois pas une personne trisomique, je vois mon filleul. Alors, quand on fait grand cas des Polaroids réalisés par Chuck Close pour Vanity Fair de vedettes hollywoodiennes sans maquillage, je hausse des sourcils, parce qu’une photo de Brad Pitt demeure une photo de Brad Pitt.
Les deux portraits ci-dessus de Lauren et Krzysztof ont été retouchés, pas énormément, ils ne sont pas idéalisés, mais quand on est en leur présence, on les voit beaux comme ça. Et pourtant, ce n’est pas ce que la caméra a capté exactement, heureusement, car les caméras mentent à tour de bras, pas une avec la même vérité. Et comme plusieurs vérités égalent un mensonge, alors que nous reste-t-il?
 


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