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Dimanche, le 7 juin 2015
Il n'y a rien de plus triste que d'assister à un cours magistral sur l'art de la fabrication des pâtes par une authentique mama italienne, et de ne pas pouvoir les déguster. Avant que le gluten fasse de moi un zombie et que j'arrête d'en manger pour revenir en ce monde, je croyais savoir faire des pâtes fraîches, que de naïveté en moi. Juste pour dire, la maman de Carmine (qui, pas étonnant, est chef au Palais de Beaulieu à Lausanne) sort de sa petite machine des lanières pour la lasagne qui font au moins un mètre de long et qui sont d'une texture parfaite.
J'ai dû me contenter des mes pâtes sans gluten (qui ont fait le voyage dans la valise), mais au moins j'avais la sauce tomate et les « polpette » (sans mie de pain juste pour moi). La première portion de lasagne fut pour la voisine qui ne va pas bien, mais tout le reste fut pour la visite du Canada. Le vin blanc en apéro (2 bouteilles) une autre de rosée juste pour moi car, par je ne sais quel concours de circonstances tout le monde croyait que ce n'était que ce que je buvais (j'ai dû finir la bouteille), le champagne, parce que vous savez, le Canada, c'est loin, et les vins rouges du pays de la maman (3 bouteilles qu'il faut boire parce qu'elles ne dureront pas) et ceux du pays de papa. Je n'ai jamais autant mangé ni bu de ma vie.
La maman est des Pouilles et le papa (un ancien mécanicien Citroën qui reçoit toujours des coups de fil pour rafistoler des vieilles 2CV et DS de collectionneurs) de Campanie. Sur la carte de l'Italie, c'est à la hauteur des chevilles, juste au-dessus de la botte.
 


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