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Jeudi, le 24 novembre 2016
La saison de la chasse n’est pas une période propice pour qui se plaît à photographier en forêt. Il y a une certaine nervosité qui s’installe, et la rencontre avec une maman ours n’est plus l’inquiétude numéro un.
Quelques minutes avant de prendre cette photo, c’était le branle-bas de combat chez nos hôtes. Demeurant dans une maison à l’orée de la forêt, on avait aperçu des chasseurs au loin, assez visible avec leurs vestes orange, qui s’approchaient un peu trop de la maison. Le jour se levait à peine, et un chevreuil gambadait dans le champ à proximité à peine une demi-heure avant l’apparition des deux individus fluorescents. Une balle de fusil, par définition, ça voyage, et s’égare aussi, mais on ne veut pas que ce soit en notre direction.
Selon certains, la saison de chasse ne fut pas très bonne cette année, trop belle et chaude, ce qui rendait peut-être certains chasseurs un peu désespérés de ne pouvoir remplir le congélo pour l’hiver. Mais ce n’est pas une raison pour tirer sur tout ce qui bouge, et encore moins sur un terrain privé quand on y voit une maison dans la clairière. Pris à défaut ou apeurés par nos cris les intimant à sacrer leur camp de là, ils ont disparu dans les broussailles le long de la rivière. Le temps de sortir le VTT du garage et de se rendre à la rivière, ils s’étaient évanouis.
Un peu plus tard, le soleil se montrait le rayon entre deux sapins, et c’était à mon tour de partir à la chasse. Plutôt que le gibier, mon attention s’est portée sur les herbes folles en bordure du ruisseau. Ça ne nourrit pas son hiver, mais ça ne laisse pas de traces.
 


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