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Dimanche, le 15 novembre 2009
Le seul endroit intéressant autour de mon lieu de travail est ce ruisseau qui coupe comme une blessure le béton de ce quartier industriel. Le printemps dernier, ce fut un couple de canards qui y fondèrent une famille avant de poursuivre vers des lieux mieux adapter à leur style de vie, et maintenant, ce sont des castors qui se préparent à affronter l'hiver en faisant une coupe à blanc des rares arbres qui résistaient toujours aux assauts de notre, désormais perpétuelle, révolution industrielle.
Déjà que je trouvais que c'était un drôle d'endroit pour des canards que d'y avoir leurs petits (que j'ai eu la chance de voir un midi), mais ces castors, je me demande bien d'où ils peuvent venir. Avec l'autoroute d'un côté et l'aéroport de l'autre, je n'ose pas imaginer les périls qu'ils ont su éviter pour retontir dans ce paradis du rejet douteux tapissé d'ordures non biodégradables.
Au moins, ils n'ont pas encore perdu leurs dents, car ça gruge allégrement.

m.à.j.: Curieux de savoir où ce foutu ruisseau poursuivait sa route, j'ai donc exploré de nouveaux territoires, m'aventurant de l'autre côté de la rue (après avoir regardé à gauche et à droite avant de traverser), et prenant une entrée de service peu utilisée, car préservé de la souillure que l'on retrouve ailleurs. Le ruisseau à cet endroit est protégé par de hautes herbes et s'élargit avant de bifurquer au pied de la voie ferrée, pour finalement emprunter une canalisation vers des limbes que j'explorerai dans une autre vie.
Si j'en parle, c'est parce que j'ai eu la surprise d'y voir mon couple de canard, sans les petits évidemment, maintenant grands et ailleurs, mais ils sont toujours dans le coin, ayant trouvé un endroit plus tranquille et propre dans le même secteur.
Bien content pour eux.

 


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