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Samedi, le 21 novembre 2009
L'importance de la lumière, on ne le dira jamais assez, surtout qu'on ne voit rien quand il n'y en a pas. C'est ce qui donne toute sa signification à une image, son caractère.
Il y avait une émission hier soir à PBS sur deux directeurs photo, les Hongrois Vilmos Zsigmond (Deliverance de John Boorman, Close encounters of the third kind, Oscar en 1978) et László Kovács (Easy Rider, New York New York de Scorsese), qui ont révolutionné l'image au cinéma dans les années 70 avec un naturalisme jamais vu.
Mais on est ailleurs maintenant, je reviens à la photo, comme si l'éclairage devait s'effacer, être le plus neutre possible, ne pas attirer l'attention. Pour savoir ce qu'une image a à dire, il faut désormais lire le petit carton dessous, et encore, bonne chance pour y comprendre quelque chose.
On pourra m'accuser de démagogie, me traiter de vieux con hors du temps (bien que ce dernier soit peut-être vrai), mais une image sans émotion, qui a besoin d'explication, je ne vois pas en quoi ce serait un avancement, mieux, plus intéressant.
Ça doit être vrai, je suis un con!

m.à.j.: Easy Rider, le film, a eu 40 ans en juillet dernier. Pour souligner l'événement, le journaliste Keith Phipps dans Slate refait le trajet... en voiture de location. Néanmoins, l'article fait un beau travail de débroussaillage, explorant tous les aspects du et autour du film. Et le travail du directeur photo László Kovács y reçoit l'accolade qu'il mérite.

 


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